Site d’Emmanuel Saint-James
Philologie de la programmation
Abstraire pour assembler
- Les langages d’assemblage utilisent des lettres et quelques autres signes pour nommer les instructions de manière symbolique ;
- A l’instar de nombreux systèmes d’écriture primitifs, leur mise en page est en forme de tableau et ignore le couple minuscule / majuscule ;
- L’indispensable codage en binaire d’instructions écrites en langage d’assemblage est assurée par l’assembleur, utilitaire si indispensable que s’en est suivie la métonymie "programmer en assembleur" et non "en langage d’assemblage", et le remplacement fréquent de programmer par coder, alors que ce n’est pas le programmeur qui code mais l’assembleur ;
- La diversité de ces langages s’est considérablement réduite avec l’invention du (micro-)processeur, les fabricants d’ordinateurs ne faisant plus que de l’assemblage autour de celui-ci, comme ont disparu des dialectes régionaux suite à la concentration des pouvoirs politiques ;
- La conception de machines virtuelles (qu’il faudrait plutôt nommer à présent processeurs virtuels), destinées à faciliter le portage des programmes a lui aussi contribué à masquer les disparités ;
- Une itération, aussi appelée boucle, s’effectue par un saut en arrière dans la suite d’instructions exécutées, et une conditionnelle en général par un saut en avant ; au moment de l’écriture du programme la longueur de ce qu’il faut sauter est déterminable immédiatement pour le saut en arrière, mais pas pour le saut en avant car rien n’est encore écrit. D’où le besoin d’étiquettes permettant une référence en avant résolue par une lecture en deux passes ;
- C’est la première apparition de l’abstraction en informatique.
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